<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>l&apos;éternité plus un jour</title><link>http://gtabourdo.canalblog.com/</link><description>des humeurs, des idées, au fil de l&apos;actualité et nulle part ailleurs.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 07 Jul 2008 07:20:47 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Ingrid Betancourt libérée</title><dc:creator>gtab</dc:creator><link>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/07/03/9796728.html</link><comments>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/07/03/9796728.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gtabourdo.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9796728/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/07/03/9796728.html</guid><description>&lt;p&gt;On avait quitté une pétroleuse, improbable candidate à une élection présidentielle d&apos;Amérique du Sud. On retrouve une sainte, après six années d&apos;une injuste et inhumaine détention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Ingrid Betancourt&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; a fait, hier soir, une formidable &amp;quot;apparition&amp;quot; sur le tarmac d&apos;un aéroport militaire de Colombie. Elle est désormais taillée pour un destin aux plus hautes responsabilités nationales, voire internationales, à l&apos;image d&apos;un &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nelson Mandela&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui a frappé, c&apos;est l&apos;apparente sérénité qu&apos;elle dégageait durant cette longue conférence de presse improvisée et retransmise dans la nuit par toutes les chaînes d&apos;information. Après tant d&apos;années d&apos;épreuves durant laquelle sa foi n&apos;aura pas compté pour rien dans la construction de son espérance, la précision de ses explications, la retenue de son émotion et la sobre tendresse adressée à ses proches, auront forcé le respect, même si on n&apos;a pu s&apos;empêcher de percevoir l&apos;essence politicienne d&apos;une expression maîtrisée et calculée. Après tout, on ne peut lui en vouloir de toucher au coeur les opinions colombienne et française.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste les conditions de sa libération qui sont mises à la gloire du Président Colombien, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Alvaro Uribe&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;. Il peut aujourd&apos;hui se prévaloir d&apos;une fermeté qui lui fut parfois contestée, notamment par la France plus encline à des négociations conciliantes à l&apos;égard des FARC. Qui peut, au coeur d&apos;une épreuve comme des prises d&apos;otage, considérer qu&apos;une solution est plus pertinente qu&apos;une autre? Car, la ténacité de &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;, comme l&apos;implication directe et personnelle qu&apos;il met en toute chose, auront certainement poussé aux flancs le Président &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Alvaro Uribe&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; pour tout entreprendre en faveur de la libération d&apos;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ingrid Betancourt&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;, et pour y parvenir&lt;/font&gt;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 03 Jul 2008 04:13:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;audiovisuel public en ébullition</title><dc:creator>gtab</dc:creator><link>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/07/02/9792512.html</link><comments>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/07/02/9792512.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gtabourdo.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9792512/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/07/02/9792512.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;est rien de le dire. Dans notre pays, les rapport confus entre les politiques et les médias sont une générateur démultiplicateur de débats passionnels où l&apos;invective outragée des uns affleurent à la moindre velléité réformatrice des autres. Quand, par surcroît, c&apos;est &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; qui allume la mêche, c&apos;est un vrai feu d&apos;artifice d&apos;incantations phantasmatiques qui paraissent totalement surannées au regard de la mutation du paysage audiovisuel et de l&apos;ampleur d&apos;internet comme espace ouvert à tous les vents. Elles sont pourtant dramatiquement brandies comme des ex voto face aux menaces qui péseraient sur la liberté d&apos;expression dans notre pays. Ne croyez pas que j&apos;en rajoute. Vous n&apos;avez qu&apos;à aller voir place de la Bourse, à Paris, la banderolle placée au fronton de l&apos;Agence France Presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&apos;agissant de la télévision publique, le Président de la République a parlé d&apos;évidence en réclamant des programmmes qui se distingueraient avantageusement de la télévision privée. Pour lui répondre, le Président de France Télévision, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Patrick de Carolis&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;, explique que c&apos;est &amp;quot;&lt;em&gt;faux, stupide et profondément injuste&lt;/em&gt;&amp;quot;. Or qui présente le transfert de &lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;&lt;strong&gt;Julien Courbet &lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;de TF1 vers France 2 comme une prise de guerre?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En écoutant &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Patrick de Carolis&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.rtl.fr/fiche/669122/audiovisuel-public-patrick-de-carolis-defend-son-independance-sur-rtl.html&quot;&gt;ce matin&lt;/a&gt; sur RTL, menacer on ne sait qui de sa démission, on avait le sentiment que cet homme en était resté à l&apos;époque de l&apos;ORTF. D&apos;ailleurs, nonobstant le rappel bravache de son éthique personnelle - &amp;quot;&lt;em&gt;Jamais je ne soumettrai ma grille de programme à un visa venu de l&apos;extérieur.&lt;/em&gt;&amp;quot; -, il n&apos;avait pas été gêné de &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Conversation-Bernadette-Chirac/dp/2259195121&quot;&gt;se commettre&lt;/a&gt; avec la femme de l&apos;ancien Président de la République, quelques mois avant de se porter candidat à la tête de France Télévision. Et il ose, aujourd&apos;hui, prétendre qu&apos;il n&apos;avait pas le soutien de l&apos;Elysée et que le CSA l&apos;a choisi en tout indépendance. Pour mieux feindre de craindre la main mise du pouvoir politique sur les programmes de France Télévision et l&apos;éventuelle nomination de son dirigeant par le Chef de l&apos;Etat tel que le souhaite &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;, il a maladroitement fait référence à&amp;nbsp; &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Pierre Desgraupes&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;, un vieux barbon certainement sympathique qu&apos;on cite à chaque fois qu&apos;on cherche une référence pour une télé de qualité. Nommé par le Gouvernement dans les années 1970, il est adulé pour être un symbole d&apos;indépendance. Comme quoi l&apos;idée de &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; n&apos;est pas complétement attentatoire à une quelconque liberté. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au delà de ses leçons de professionnalisme - &amp;quot;&lt;em&gt;La télé, c&apos;est un métier.&lt;/em&gt;&amp;quot; -, on aurait aimé que &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Patrick de Carolis&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; nous explique comment sur le plateau d&apos;une de ses chaînes, à quleques minutes d&apos;une prise d&apos;antenne en direct, il est possible de &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/07/02/images-off-de-sarkozy-france3-menace-rue89-de-proces-0&quot;&gt;voler des images&lt;/a&gt;, dans le but de piéger et nuire. Comme par hasard, il y a quelques mois et sur la même chaîne, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Rachida Dati&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; avait été &lt;a href=&quot;http://fr.youtube.com/watch?v=IG3oapcbJh4&quot;&gt;victime de la même malveillance&lt;/a&gt; dont les instigateurs trouvent avec le web un formidable relais à leur forfait. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 02 Jul 2008 19:31:00 GMT</pubDate></item><item><title>Bachar sur les Champs</title><dc:creator>gtab</dc:creator><link>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/06/13/9564336.html</link><comments>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/06/13/9564336.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gtabourdo.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9564336/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/06/13/9564336.html</guid><description>&lt;p&gt;Parce qu&apos;il faudra bien un jour mettre un terme au processus de paix au Proche-Orient pour installer la paix sûrement et durablement, il convient de lever les ostracismes. Voilà pourquoi la présence de &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Bachar El-Assad&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; aux festivités du 14 juillet prochain serait une bonne chose. La période est mouvante et l&apos;invitation de &lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;, &lt;/font&gt;nonobstant l&apos;aigreur qu&apos;elle peut susciter chez certains, doit pouvoir inciter tous les protagonistes à ouvrir des voies de dialogues. Ainsi plusieurs signes et prédictions peuvent faire penser que la chance souriant aux audacieux, en diplomatie comme ailleurs, le moment est propice. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d&apos;abord le changement attendu de l&apos;attitude américaine dans la région. Quelque soit le candidat, démocrate ou Républicain, porté à la Maison blanche en novembre, on peut s&apos;attendre à une rupture bienvenue avec l&apos;ère &lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bush&lt;/strong&gt; &lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;depuis &lt;a href=&quot;http://mondediplo.com/2007/11/03mideast&quot;&gt;l’échec du projet américain de &lt;em&gt;Broader Middle East&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/font&gt; Outre une réorientation politique sur des priorités domestiques, le nouveau pouvoir devrait penser la reconstruction d&apos;une confiance sur la place et le rôle qui doivent être ceux des Etats-Unis d&apos;Amérique dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conséquence, on peut supputer une éventuelle évolution stratégique à l&apos;égard de l&apos;Iran. Bien qu&apos;encore affirmée comme la solution, la méthode forte et les menaces n&apos;ont pas payé. La guerre d&apos;Iran, sur le modèle de celle d&apos;Irak ne serait pas raisonnable. N&apos;est-il pas plus subtile d&apos;envisager un isolement de l&apos;Iran en tentant, notamment, de distendre les liens privilégiés qu&apos;il entretient avec le Hezbollah ou la Syrie? L&apos;annonce publique d&apos;une négociation entre cette dernière et Israël, par l&apos;entremise de la Turquie, peut être révélatrice de cette nouvelle ligne qui se rapprocherait de la raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut également compter sur les velléités du monde arabe d&apos;initier sobrement des initiatives endogènes en vue d&apos;apaiser des tensions. Au regard de l&apos;histoire, l&apos;unité arabe est une gageure pour ne pas dire une fumisterie. En même temps, c&apos;est à Doha qu&apos;ont été trouvés les termes d&apos;un dénouement miraculeux à la crise libanaise. Il faut espérer dans cette démarche qui verrait certains Etats de la région dénoncer une apologie de la haine et prôner d&apos;autres chemins plus constructifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De même, s&apos;agissant spécifiquement du Liban, quelque soit l&apos;obédience dont on se réclame, l&apos;avenir et le développement de ce pays si attachant pour ce qu&apos;il est, ne saurait se construire hors de toute relation privilégiée avec la Syrie. Dans le respect d&apos;une souveraineté intacte de part et d&apos;autres de leur frontières et sans rien oublier du passé pour mieux le surmonter, ces deux pays ont beaucoup à faire ensemble Le temps fera son oeuvre pour apaiser les suffrances. Il n&apos;interdit pas de penser d&apos;ores et déjà au but à atteindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a enfin le projet d&apos;Union pour la Méditerranée (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_m%C3%A9diterran%C3%A9enne&quot;&gt;UPM&lt;/a&gt;) du Président de la République afin de sortir du &amp;quot;&lt;em&gt;cycle infernal de la vengeance et de la haine&lt;/em&gt;&amp;quot; et de « &lt;em&gt;faire pour l&apos;union de la Méditerranée ce qui a été fait pour l&apos;union de l&apos;Europe&lt;/em&gt; ». La difficulté du sujet, souvent remis sur le métier, ne doit pas le condamner d&apos;entrée. Mieux vaut en saluer l&apos;audace et accepter le risque de l&apos;initiative toujours incertaine plutôt que l&apos;assurance de l&apos;immobilité.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 13 Jun 2008 21:08:00 GMT</pubDate></item><item><title>Un noir sur la route de la Maison Blanche</title><dc:creator>gtab</dc:creator><link>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/06/04/9450501.html</link><comments>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/06/04/9450501.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gtabourdo.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9450501/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/06/04/9450501.html</guid><description>&lt;p&gt;La reconnaissance de la victoire de &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Barack Obama&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; dans les primaires démocrates met fin à une aventure politique passionnante. Choisir entre un noir ou une femme aura constitué un challenge inédit redonnant un coup de fouet salutaire à la démocratie américaine. Face à une version idéalisée de l&apos;Amérique portée par l&apos;optimisme juvénile de son adversaire, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Hillary Clinton&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; rappelait trop l&apos;attachement qui est le sien à l&apos;histoire politique récente. Elle aura eu du mal à se départir de son vécu présidentiel qui reste en mémoire comme un pouvoir de l&apos;ombre, cynique et illégitime durant les deux mandats de son époux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, peut-être qu&apos;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Hillary Clinton&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; n&apos;aura tout simplement pas été assez femme. Aux côtés du président &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Clinton&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;, elle semblait souvent porter la culotte. Dès ses débuts, au poste de Gouverneur de l&apos;Arkansas, elle fut son mentor et sa conscience politique dans le cadre d&apos;un pacte conclu lors de leur rencontre à l&apos;université de Yale. Durant le premier mandat de son mari, c&apos;est elle qui incarne la politique sociale de la maison blanche. Elle portera la responsabilité de l&apos;échec du projet d&apos;une sécurité sociale américaine en 1993.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Naturellement, il y aura les frasques de &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Bill Clinton&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; dont l&apos;opposition républicaine saura s&apos;emparer avec acharnement. Elle assumera avec un certain cran ce calvaire conjugal car c&apos;est aussi dans l&apos;adversité que cette femme puise sa rage de vaincre. Paradoxe: malgré tout ce qu&apos;il lui a fait subir, elle a délibérément fait cette campagne des primaires avec son mari. Plutôt que de chercher à s&apos;en émanciper, elle a estimé que sa popularité d&apos;acier lui serait profitable, et que les foules des primaires, électrisées par une euphorie mécanique, seraient trop heureuses d&apos;en applaudir deux pour le prix d&apos;une. Alors que toute sa vie durant, elle aura souvent eu des positions iconoclastes pour de grandes causes humaines et sociales, c&apos;est au moment le plus intense de son parcours politique, qu&apos;elle est devenue la figure d&apos;un establishment washingtonien reprochant à &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Barack Obama&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; ses conceptions &amp;quot;&lt;em&gt;irresponsables et naïves&lt;/em&gt;&amp;quot;. &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Hillary Clinton&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; avait beaucoup d&apos;atouts pour gagner. Tout au long de l&apos;année 2007, elle a été donnée gagnante. Au mois d&apos;octobre, elle avait au moins 30 points d&apos;avance sur &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Barack Obama&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;. Hélas pour elle, en préemptant l&apos;avidité du peuple américain pour un autre temps, le jeune sénateur noir de 47 ans a fait la différence, reléguant la posture de sa rivale à une sorte de restauration dynastique d&apos;un autre âge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste à savoir comment les deux protagonistes des primaires démocrates vont devoir se retrouver afin de cheminer de concert pour la suite de la campagne et l&apos;affrontement avec le candidat républicain. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 04 Jun 2008 20:14:00 GMT</pubDate></item><item><title>T&apos;as vu la vierge!</title><dc:creator>gtab</dc:creator><link>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/06/03/9437211.html</link><comments>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/06/03/9437211.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gtabourdo.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9437211/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/06/03/9437211.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Rachida Dati&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; sait mordre. Malmenée et déconsidérée, elle vient en réponse à &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/13/cra/2007-2008/179.asp&quot;&gt;une question d&apos;actualité&lt;/a&gt; de donner un sentiment de vérité dramatique à son personnage iconique. Certainement touchée dans son for intérieur par cette affaire faisant écho à sa propre expérience, elle a développé en défense des accents de sincérité en bonne fille du Président de la République qui sait faire levier des attaques &amp;quot;ad hominem&amp;quot; pour s&apos;imposer. En deux temps, elle a trouvé un certain équilibre dans &lt;a href=&quot;http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200823/virginite-dati-change-de-cap_122305.html&quot;&gt;la traduction politique&lt;/a&gt; de &lt;a href=&quot;http://www.maitre-eolas.fr/tgi-lille-1er-avril-2008&quot;&gt;cette décision de justice&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.koztoujours.fr/?p=731#more-731&quot;&gt;des indignations plus ou moins avisées&lt;/a&gt; qu&apos;elle a fait naître avec retard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que la décision du TGI de Lille n&apos;est pas tenable en ce qu&apos;elle accrédite une inégalité intolérable entre les femmes et les hommes en remontant au pêché originel. Pourtant le temps a passé. On a eu Mai 68. Avec lui l&apos;égalité des sexes est devenue une évidence en même temps qu&apos;un combat toujours renouvelé par le fait d&apos;une succession d&apos;obscurantismes confessionnels. Pourquoi le devoir de chasteté devrait-il être un effort exclusivement féminin? A-t-on au moins posé la question au mari contrit qui eut l&apos;ingénieuse idée d&apos;en appeler aux arcanes poussiéreuses de l&apos;article 180 du Code civil pour répudier son épouse? Le puceau était bien averti. Il ne s&apos;en serait peut-être moins bien sorti avec une procédure de divorce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l&apos;aune de cette action en justice, l&apos;inquiétude sur l&apos;avenir de la jeune femme semble pour le moins légitime. Elle fonde la compassion protectrice que la Garde des Sceaux a exprimée à son endroit et la décision de la magistrate prise dans l&apos;intérêt des parties et dans l&apos;union de leur consentement. De fait, même s&apos;il a beau dire que c&apos;est elle qui a commencé, l&apos;initiative judiciaire de l&apos;époux ne pouvait qu&apos;altérer davantage l&apos;exigence de confiance et de vérité au sein du couple. Tel est le paradoxe de cette décision de justice. Justement critiquée parce qu&apos;elle est mal fondée, elle satisfait pourtant les protagonistes en donnant droit à un mari tout en libérant une femme.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Jun 2008 19:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;éditorial du Monde</title><dc:creator>gtab</dc:creator><link>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/28/9362297.html</link><comments>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/28/9362297.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gtabourdo.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9362297/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/28/9362297.html</guid><description>&lt;p&gt;A cause du &amp;quot;carpet bombing&amp;quot; que le Président de la République nous inflige comme rythme de ses réformes, on en avait oublié celle qui concerne la nouvelle télévision publique. C&apos;est regrettable tant sa genèse, est issue &lt;a href=&quot;http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/01/08/7495927.html&quot;&gt;d&apos;une conférence de presse mémorable&lt;/a&gt; sur les perspectives d&apos;une politique de civilisation. &lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt; &lt;/font&gt;avait envisagé de rompre avec la publicité comme financement des chaînes de la télévision publique et d&apos;en faire, par la même, un gage de leur qualité retrouvée. Pour le moins, le propos avait surpris comme il sied à tout élément d&apos;une rupture assumée. Cette omission est également inconvenante par égard pour &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Jean-François Copé&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; qui trouve le temps de présider &lt;a href=&quot;http://www.matelepublique.fr/content/la-commission-pr-sente-ses-pistes-pour-assurer-le-financement-p-renne-et-dynamique-du-servic&quot;&gt;une Commission ad hoc&lt;/a&gt; selon les modalités voulues par le Président de la République pour engager les changements dans le respect des expertises et du pluralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soucieux de se raccrocher à un climat politique tendu, &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/&quot;&gt;le Monde&lt;/a&gt; présente &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/05/28/le-fait-du-prince_1050687_3232.html&quot;&gt;son éditorial&lt;/a&gt; sous l&apos;angle des bisbilles partagées entre &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Jean-François Copé&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;. Il suffirait que ce dernier présente l&apos;idée, on ne peut plus originale, d&apos;une augmentation du montant de &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/291975.FR.php&quot;&gt;la redevance de l&apos;audiovisuelle&lt;/a&gt; pour que le Président de la République s&apos;y oppose tout net. Face à la déliquescence de l&apos;audiovisuel public et devant l&apos;éclosion d&apos;une offre alternative de plus en plus conséquente - les jeunes passeraient plus de temps sur leur ordinateur que devant un écran de télé -, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Jean-François Copé&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; et sa clique reprennent les vieilles recettes pour alimenter un puit sans fond. En fait, leur préoccupation première touche peu à la qualité des programmes, aux attentes des téléspectateurs ou à la considération des contribuables. Dans le premier rendu de leurs pistes de réflexion, il est écrit en bonne place:&amp;quot;&lt;em&gt;La Commission a en revanche souhaité se prononcer dès aujourd’hui :Par respect pour France Télévisions et ses salariés qui doivent, sans attendre, avoir l’assurance que nous garantissons l’avenir financier de l’entreprise, à court et moyen termes&lt;/em&gt;.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Monde a forcément choisi son camp. Il critique vigoureusement le Président de la République. Pour autant, et heureusement, il reconnaît les défaillances avérées de l&apos;audiovisuel public: &amp;quot;&lt;em&gt;France Télévisions n&apos;est certes pas une vache sacrée. Elle n&apos;est pas un modèle de bonne organisation, tant ses structures sont empilées et stratifiées. Pas davantage un modèle de bonne gestion, avec ses 11 000 salariés et son dédale de statuts et de &amp;quot;placards&amp;quot;. Beaucoup s&apos;accordent sur la nécessité d&apos;une profonde modernisation&amp;quot;.&lt;/em&gt; L&apos;avis du Président de la République est peut-être &amp;quot;inconséquent&amp;quot;, tant que &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Jean-François Copé&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; et ses amis n&apos;auront pas été au bout de leur oeuvre originale. Il n&apos;empêche. En invoquant d&apos;ores et déjà une hausse de la redevance, le Président du groupe UMP de l&apos;Assemblée nationale n&apos;est pas aller cherché &amp;quot;avec les dents&amp;quot; les moyens novateurs du futur modèle économique de France Télévision. Il est par surcroît dommage que le Monde prenne le parti de ce manque d&apos;imagination patent.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 28 May 2008 20:17:00 GMT</pubDate></item><item><title>Primaires assassines</title><dc:creator>gtab</dc:creator><link>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/25/9328512.html</link><comments>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/25/9328512.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gtabourdo.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9328512/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/25/9328512.html</guid><description>&lt;p&gt;Il y a quelques choses d&apos;inhumain dans cette course à l&apos;investiture aux élections présidentielles américaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aux candidats un mix de spontanéité et d&apos;endurance pour sillonner le pays pendant des mois et s&apos;enquiller des réunions électorales quotidiennes sous le regard intransigeant et inquisiteur des médias. Les Etats-Unis sont les maîtres du professionnalisme politique. Leur technicité, érigée en branche des sciences politiques, s&apos;exporte à merveille pour le bonheur d&apos;une coterie de consultants qui se rêvent en spin doctor de notre démocratie française. Nonobstant les quelques archaïsmes techniques que l&apos;on a découvert au moment du vote final en 2000, le système des primaires procède d&apos;un fonctionnement qui ne laisse rien au hasard. Il exige au préalable une collecte généreuse de fonds dont les montants exorbitants permettent d&apos;évaluer la crédibilité des candidats. Ces moyens dispendieux offrent l&apos;usage des dernières innovations en matière de marketing, de communication et de réseaux participatifs. Pour autant, les mécaniques parfaitement bien rôdées ou les dollars bien placés, ne peuvent rien contre la part d&apos;humanité du jeu politique dont les défaillances offrent à la compétition une dose d&apos;incertitude salutaire. Il n&apos;est pas toujours facile aux candidats de tenir leurs nerfs et leur parole. &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Hillary Clinton&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; a sans doute lâché les deux en évoquant &lt;a href=&quot;http://www.lejdd.fr/cmc/elections-americaines-2008/200821/la-grosse-gaffe-de-clinton_119599.html&quot;&gt;le possible assassinat&lt;/a&gt; de son rival démocrate, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Barack Obama&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;, pour justifier son maintien dans la course démocrate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand bien même, le pire est toujours possible dans un pays qui a eu son lot de précédents fâcheux, il est désagréable qu&apos;un candidat veuille s&apos;en prévaloir. L&apos;argument est énorme: envisager la disparition physique d&apos;un adversaire dans un processus démocratique comme recours à sa propre ambition. Il a également son côté pathétique: faut-il qu&apos;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Hillary Clinton&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; n&apos;ait rien d&apos;autre à avancer pour contrer son rival.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire que, dans le camp démocrate, la lutte est rude autant qu&apos;elle est passionnante. En cinq mois, les rebondissements ont été spectaculaires. Au fil des Etats visités, la sénatrice de New York et le sénateur de l&apos;Illinois ont eu leur dose de joie et de tristesse. Indéniablement, chacun d&apos;eux porte un part de modernité et possède des qualités humaines qui ont séduit les électeurs. Ces derniers ont sans doute la conviction de pouvoir prendre part à un mouvement d&apos;histoire inédit en portant à la maison Blanche, soit une femme, soit un noir. De fait, les deux figures démocrates portent chacune à leur manière le gage d&apos;un changement profond. Ils donnent l&apos;impression de pouvoir incarner un &amp;quot;rêve américain&amp;quot; retrouvé, au sein d&apos;une nation avide de réconciliation après huit années de batailles idéologiques stériles ou de guerres injustifiées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu&apos;il semble bénéficier d&apos;un avantage arithmétique incompressible, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Barack Obama&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; risque de faire le break avec cette bévue d&apos;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Hillary Clinton&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;. Au delà de sa maladresse dangereuse, elle fait singulièrement ressurgir l&apos;écart de &amp;quot;conduite politique&amp;quot; qui existerait finalement entre les deux candidats démocrates. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, rien n&apos;est joué. &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Hillary Clinton&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; montre, même de manière exagérée qu&apos;elle n&apos;entend rien lâcher de ses chances d&apos;ici à la Convention démocrate du mois d&apos;août. Elle fait peut-être bien car la pugnacité dont elle ne manque pas, est souvent récompensée. Plusieurs sondages la donne gagnante contre le candidat probable des Républicains, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;John McCain&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; qui sortirait vainqueur d&apos;un duel avec &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Barack Obama&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 25 May 2008 13:11:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les travers de la réforme institutionnelle</title><dc:creator>gtab</dc:creator><link>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/23/9292736.html</link><category>Parlement</category><comments>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/23/9292736.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gtabourdo.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9292736/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/23/9292736.html</guid><description>&lt;p&gt;En raison de la majorité des trois cinquièmes des membres du Parlement qui est exigée pour modifier la Constitution, tout l&apos;art des débats menés actuellement par les députés consistent à trouver des compromis sans se départir pour autant des postures clivées selon que l&apos;on soutient le Gouvernement où que l&apos;on s&apos;oppose à sa politique. C&apos;est un vrai travail d&apos;équilibriste où chaque camp doit montrer que ce à quoi il renonce est moins grave que ce qu&apos;il obtient. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans des formules alambiquées, avec des commentaires abscons ou par des dérivatifs spécieux, les uns et les autres tentent des rapprochements sans avoir l&apos;air d&apos;y toucher. Gare à ce qui pourrait passer pour de la compromission. Ainsi, hier, à une heure avancée de la soirée, après que la question du vote des étrangers en soit restée à l&apos;état de projet, un débat a surgit sur la question du &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/provisoire/P20080166.asp&quot;&gt;référendum populaire&lt;/a&gt;. Cette vieille revendication surfe depuis longtemps sur la démagogie qui ne répugne pas à la représentation nationale dès lors qu&apos;elle croit y trouver le moyen d&apos;une réhabilitation facile, se targuant ainsi d&apos;une confiance magnanime et désintéressée qu&apos;elle saurait placer dans la sagesse populaire. Ce désistement au profit du peuple dès lors que l&apos;exigence réformatrice se résume à dire oui ou non, est inconvenant dans son principe en même temps qu&apos;il est dangeureux dans son hypothétique mise en oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom d&apos;une démocratie participative redécouverte, les socialistes ont inventé &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/amendements/0820/082000511.pdf&quot;&gt;un dispositif bizarre&lt;/a&gt;. En vérité, il s&apos;agit d&apos;une usine à gaz que la majorité s&apos;est plue &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/amendements/0820/082000604.pdf&quot;&gt;à compléxifier pour mieux l&apos;édulcorer&lt;/a&gt;. Il y aura loin des intentions avancées par ses promoteurs à un usage pratique. Néanmoins, par cette manoeuvre, chacun semblait faire un pas vers l&apos;autre dans cette quête du compromis nécessaire à l&apos;adoption de la réforme. Là était l&apos;essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La disposition ainsi adoptée est ambigüe, complexe et incertaine. Elle rappelle la parade circonstancielle que l&apos;ancien Président de la République avait trouvée in extremis l&lt;font face=&quot;&apos;Times New Roman&apos;&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 13pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;ors de la révision constitutionnelle de 2005 préalable à la ratification du traité établissant une&lt;/font&gt; &lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Constitution pour l’Europe a&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;fin d&apos;évacuer la crainte que faisait naître l&apos;éventuelle entrée de la Turquie dans l&apos;Union européenne. Il avait fait inscrire dans la Constitution le recours obligatoire à un référendum pour autoriser l&apos;élargissement de l&apos;Union européenne sans égard pour la faisabilité d&apos;une telle consultation. Le projet de loi actuellement à l&apos;étude entend d&apos;ailleurs remettre partiellement en cause, même si &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;la suite des débats parlementaires promet bien &lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/amendements/0820/082000138.pdf&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;des surprises&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;.&lt;/font&gt;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faute d&apos;engagements transpartisans que les formations politiques répugnent à assumer ou à cause du refus de trancher les vrais débats dans leur dimension politique au moment où ils se posent, on s&apos;en remet à la protection juridique de notre loi fondamentale au risque de l&apos;affubler de mesures préjudiciables à sa clarté et à sa sobriété. Elles en dénaturent le sens et en affaiblissent la portée.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 22 May 2008 22:16:00 GMT</pubDate></item><item><title>La réforme institutionnelle</title><dc:creator>gtab</dc:creator><link>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/20/9253664.html</link><comments>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/20/9253664.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gtabourdo.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9253664/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/20/9253664.html</guid><description>&lt;p&gt;Le climat dans lequel s&apos;ouvre la discussion du &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/projets/pl0820.pdf&quot;&gt;Projet de loi constitutionnel de modernisation des institutions de la Vème République&lt;/a&gt; est symptomatique du trompe l&apos;oeil qui caractérise la réforme sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est prompt à vilipender le cadre institutionnel pour mieux dédouaner les acteurs du jeux politique. Chacun a sa solution pour rendre les choses plus efficaces. Celle de &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; n&apos;est pas la plus mauvaise. Comme engagement de campagne, il avait promis de revaloriser le Parlement tout en encadrant un certain nombre de prérogatives du Président de la République. De la part de l&apos;intéressé, c&apos;est plutôt osé d&apos;y parvenir car rien ne l&apos;y oblige. De fait, le texte comprend beaucoup de mesures très intéressantes qui vont dans ce sens, même si elles sont entourées d&apos;une kyrielle de gadgets édulcorant la réforme. Il en est ainsi de la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels successifs. La force de l&apos;alternance et du quinquennat réunis rend plus qu&apos;aléatoire la capacité d&apos;un Président de la République d&apos;aller au delà, sous réserve de tomber sur un homme d&apos;exception. De même, &lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font face=&quot;&apos;Times New Roman&apos;&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 13pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;sous prétexte d&apos;offrir de nouvelles garanties démagogiques au justiciables et de nouveaux marchés aux avocats, l&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font face=&quot;&apos;Times New Roman&apos;&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 13pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;’introduction d’une&lt;/font&gt; &lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;procédure de question préjudicielle de constitutionnalité &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;est superfétatoire&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;C&apos;est sans compter sur la pusillanimité des représentants du peuple qui forment une majorité. Bien qu&apos;excédés par le lien de subordination avec l&apos;exécutif, ils n&apos;ont pas le coeur à fronder et se font une raison de leur impuissance pour le confort qu&apos;elle procure. Par exemple, ils préfèrent voter avec leur pied et déserter l&apos;hémicycle plutôt que d&apos;assumer - le verbe est cher au Président de la République - une conviction comme l&apos;a bien montré &lt;a href=&quot;http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/04/12/8810575.html&quot;&gt;le désolant spectacle donné par les députés UMP&lt;/a&gt; lors de la discussion du projet de loi sur les OGM.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La morosité des députés aux abords du projet de loi sur la révision de la Constitution n&apos;est pas vraiment surprenant. Par certains côtés, ce projet tend à remettre en cause cette facilité qu&apos;a obtenu le législateur de se dédouaner des plus lourdes responsabilités politiques par les bienfaits du parlementarisme. Mieux vaut se faire engueuler dans la salle des fêtes de l&apos;Elysée que sur les marchés de sa circonscription. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Enfin, et surtout, la Vème République est ce que la France peut rêver de mieux comme mode de vie démocratique. De toutes celles que notre pays a connu, la constitution de 1958, améliorée en 1962, a connu le plus grand nombre de modifications. Elle ne nous en a pas moins offert un temps d&apos;une stabilité infinie - 50 ans - et sa plasticité a finalement donné satisfaction, même à ses plus farouches détracteurs. Voilà, pourquoi l&apos;annonce de sa réforme, parée des meilleures intentions et des plus grandes ambitions finit souvent en bombinette dès lors que l&apos;essentiel est préservé: l&lt;font face=&quot;&apos;Times New Roman&apos;&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 13pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;e pari d’un équilibre entre régime d’assemblée &lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;et régime présidentiel tel que &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Michel Debré&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; l&apos;avait défini :&lt;/font&gt; «&lt;/font&gt; &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;em&gt;À la confusion des pouvoirs dans une seule assemblée, à la stricte séparation des pouvoirs avec priorité au chef de l’État, il convient de préférer la collaboration des pouvoirs – un chef de l’État et un Parlement séparés, encadrant un Gouvernement issu du premier et responsable devant le second&lt;/em&gt; ».&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 20 May 2008 16:04:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le Président et moi, Philippe Ridet, Albin Michel, 233 pages, 17€</title><dc:creator>gtab</dc:creator><link>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/17/9236014.html</link><category>livres</category><comments>http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/17/9236014.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gtabourdo.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9236014/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/05/17/9236014.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img height=&quot;170&quot; alt=&quot;9782226183903&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/70/49/84757/25767708_p.gif&quot; width=&quot;110&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;Avec le nouveau Président de la République, l&apos;édition et la presse sont à la fête. Vu ce flot de récits qui nous submerge d&apos;informations, on se demande comment l&apos;opinion française peut être déçue par &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; au point de mettre sa côte de confiance au plus bas. Tout était écrit. Tout est raconté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant qu&apos;expert du Président de la République, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Philippe Ridet&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; a bien droit à un succès littéraire, fut-il d&apos;estime. Dix années &amp;quot;&lt;em&gt;à le suivre, à chroniquer ses faits et gestes, à apprendre à lire sur son visage, à décripter ses humeurs dans un plissement d&apos;yeux&lt;/em&gt;&amp;quot;, méritent d&apos;être payées en retour. Et il le mérite d&apos;autant plus que son récit est plein d&apos;une authenticité marquée par le malaise sous-jacent du journaliste face à l&apos;omniprésence médiatique de &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; dans ce que &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Christian Salmon&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;, théoricien du storytelling, appelle &amp;quot;...&lt;em&gt;une fuite en avant dans l&apos;espace évidé du politique&lt;/em&gt;...&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&apos;abord il y a l&apos;extraversion naturelle de &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;. &amp;quot;&lt;em&gt;L&apos;intime est son terrain de jeu. Je jubile, je le montre. Je souffre, je le montre. J&apos;aime, je le montre.&lt;/em&gt;&amp;quot; Pour le journalisme politique bien ordonné, la chose est déroutante. &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Philippe Ridet&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; souffre d&apos;une déviance qui s&apos;insinue au fil d&apos;une information oscillant complaisamment entre public et privé. Un comble; lui, le journaliste du Monde est obligé de s&apos;approvisionner aux sources de Point de vue, Gala ou VSD. Face à la mise en scène perpétuellement orchestrée par le Président de la République et &amp;quot;sa firme&amp;quot;, où s&apos;entrechoquent, dans un doux mélange, situations matrimoniales et projets politiques, aventures sentimentales et voyages officiels, le journaliste perd ses repéres. Entre information et communication, il peine à donner sens aux &amp;quot;&lt;em&gt;cyclones médiatiques&lt;/em&gt;&amp;quot; qui se surajoutent les uns aux autres dans un zapping infernal. En même temps, le journaliste &amp;quot;embedded&amp;quot; (anglicisme faisant référence aux journalistes embarqués par la troupe en Irak) ne doit rien rater d&apos;un déplacement ou d&apos;un discours, d&apos;un geste ou d&apos;une parole. A tout moment un &amp;quot;off&amp;quot; peut surgir; au fond d&apos;un avion, dans la suite d&apos;un grand hôtel intercontinental ou à l&apos;arrière d&apos;un limousine. Chaque détail, en toute circonstance, pourra lui donner la juste mesure de l&apos;état d&apos;esprit de &lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;, et contribuer à la qualité de son papier&lt;/font&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y a la proximité avec le presse dont &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; joue à merveille, et de façon inédite. &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Philippe Ridet&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; montre tout au long du livre la manière dont il tisse des liens de proximité avec les journalistes qui couvrent son actualité. Avec le tutoiement de rigueur et les moments de détente partagés entre &amp;quot;&lt;em&gt;vieux compères&lt;/em&gt;&amp;quot;, l&apos;ambiance prend rapidement un autre relief qu&apos;avec la distance affectée d&apos;un &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;François Mitterrand&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; ou la jovialité craintive d&apos;un &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Jacques Chirac&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; lorsqu&apos;ils devaient s&apos;entretenir avec la presse. En même temps, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; traite ses &amp;quot;&lt;em&gt;embedded&lt;/em&gt;&amp;quot; sans aménité particulière. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c&apos;est là où le récit de &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Philippe Ridet&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; prend la saveur d&apos;un aveu d&apos;impuissance et de résignation qui fait sourire le lecteur. Dans ce lien professionnel, où les sentiments affleurent, se mélangent une dose de respect, un parfum d&apos;estime et une once d&apos;admiration dans une grosse part de détestation ironique pouvant aller jusqu&apos;à une aversion profonde. Mais il faut continuer le jeu. Le journaliste est piégé. Sacrifiant plus ou moins facilement à son propre confort éthique &amp;quot;l&apos;embedded&amp;quot; doit affronter le ridicule de situations qui prêtent le flanc à la critique facile de la connivence. &amp;quot;&lt;em&gt;Le pouvoir et la presse marchant main dans la main pour mieux berner l&apos;électeur, parfaite illustration que toute complicité conduit à la compromission.&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, même si &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Philippe Ridet&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; compare une campagne électorale à une colonie de vacances qui part de Roissy, porte 4, il n&apos;y a pas que du bonheur à suivre &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;. Jamais aussi bon que dans l&apos;adversité, celui-ci sait répliquer. &amp;quot;&lt;em&gt;Son atout, c&apos;est la parole.&lt;/em&gt;&amp;quot; Et l&apos;auteur de rappeler avec honnêteté &lt;a href=&quot;http://gtabourdo.canalblog.com/archives/2008/01/08/7495927.html&quot;&gt;quelques réponses bien senties&lt;/a&gt; du Président de la République à des questions maladroites ou quelques situations si provocatrices qu&apos;elles en étaient humiliantes, tel ce déplacement en camargue où des journalistes sont entassés dans une charrette à foin et brinqueballés pour suivre, en fin de campagne, le candidat chevauchant fièrement à travers les marais. &amp;quot;&lt;em&gt;Je vous trouvais un peu pâle&lt;/em&gt;&amp;quot; leur avait-il lancé du haut de sa monture pour justifier, goguenard cette mauvaise manière. Sous couvert de cette victimisation&amp;nbsp; consentie par abnégation professionnelle, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Philippe Ridet&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; entend déjouer la perfidie de &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;: &amp;quot; &lt;em&gt;Comment pourrait-il encourir le reproche de manipuler les médias puisqu&apos;il cogne dessus à qui mieux mieux&lt;/em&gt;?&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Philippe Ridet&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; croit à son métier et à la supériorité du journaliste sur le bloggeur. Il fait même de son engagement aux côtés du Président de la République un sacerdoce. &amp;quot;&lt;em&gt;Mais il faut tenir. (...) . Je continue d&apos;affirmer que le seul rempart de la communication sans fin du président est d&apos;en décortiquer les rouages, qu&apos;il faut opposer l&apos;expertise aux annonces sans fin, et l&apos;ironie de l&apos;écrit au choc des photos. Ce n&apos;est pas gagné d&apos;avance. Que valent nos colonnes grises pleines d&apos;explications subtiles au regard de l&apos;image d&apos;un couple qui se tient par la main face aux pyramides de Gizeh vernies d&apos;or dans le soleil couchant?&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plaisir de vous lire, &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Philippe Ridet&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;. &amp;quot;&lt;em&gt;Oui, il y a encore une place pour le journalisme politique sous le règne de &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000cc&quot;&gt;Sarkozy&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;...&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 17 May 2008 12:30:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>